Une image de notre galaxie, la Voie Lactée

 

 Un "nuage d'antimatière" trouvé récemment au centre de notre galaxie, la Voie Lactée

 

L'expérience IMAX ("Isotope Matter-Antimatter Experiment" ou expérience de recherche d'anti-isotopes)


 
 

L'antimatière en cosmologie

Bien entendu, l'accélération (et la décélération) de particules n'est pas la seule voie pour étudier l'antimatière. L'antimatière pourrait exister quelque part dans l'espace. Dirac lui-même fut le premier à considérer l'existence de l'antimatière à une échelle astronomique. Cependant, ce ne fut qu'après la confirmation de sa théorie, avec la découverte du positon, de l'antiproton et de l'antineutron, que commencèrent de réelles spéculations sur l'existence possible d'antiplanètes, d'antiétoiles, d'antigalaxies, voire même d'un antiunivers.

A la fin des années 50, on calcula que la quantité d'antimatière dans notre galaxie était inférieure à un pour cent millions. S'il existait dans l'univers un système isolé d'antimatière, sans interaction avec la matière ordinaire, aucune observation en relation avec la terre ne pourrait distinguer son contenu réel.

Ainsi, même si rien n'était visible, la possibilité d'existence d'antimatière extragalactique restait grande ouverte. Dans les années qui suivirent, à cause des principes de symétrie de base, on croyait que l'univers devait consister à la fois de matière et d'antimatière, en quantités égales.

Cependant, aujourd'hui, on croit fermement qu'il n'y a qu'un seul univers, composé principalement de matière. On pourrait supposer, pourtant, que si de l'antimatière naturelle, par exemple des antinoyaux d'une galaxie d'antimatière, tentait de nous atteindre, elle serait annihilée avec les noyaux de l'atmosphère terrestre et ne serait jamais détectée.

Ces vingt dernières années, les scientifiques ont tenté d'emmener leurs instruments aussi haut que possible dans l'atmosphère (tout d'abord avec des ballons, puis des satellites) dans le but de surmonter ce problème d'annihilation, mais un tel effort est coûteux et difficile. Aujourd'hui on a prévu d'installer des expériences sur des satellites. En 1998, par exemple, un détecteur de particules de haute énergie, le Spectromètre magnétique de la station spatiale internationale (Alpha Magnetic Spectrometer ou AMS), fut embarqué dans la navette spatiale Discovery lors d'une mission de dix jours. Il est actuellement reconçu et amélioré pour être installé sur la Station spatiale internationale pendant quelques années. En orbite autour de la Terre, au-dessus de l'atmosphère, l'un de ses buts est de mesurer les flux d'antiparticules chargées et d'antinoyaux pour chercher toute forme d'antimatière cosmique.

(L'antimatière en cosmologie - page 1 sur 3)
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